De 2011 à 2014, la Taxe pour la Gestion des Eaux Pluviales Urbaines (TGEPU) pouvait être mise en place localement. Elle visait les surfaces imperméables (toits, parkings), responsables du ruissellement et de la surcharge des réseaux lors des orages.
| Ancienne taxe pluviale (2011-2014) | Montant | Éligibilité | Abattement |
|---|---|---|---|
| Assiette | Surface imperméable (m²) | Propriétaires de parcelles > 600 m² (variable localement) | 20%-100% si récupération, infiltration ou végétalisation |
| Barème | Jusqu’à 1 €/m²/an | Tarif fixé par la commune/EPCI | Proportionnel à la réduction de rejet |
| Exemple maison 150 m² | 150 €/an maxi | – | → 30-45 €/an avec système efficace |
Que paie-t-on aujourd’hui pour l’eau de pluie ?
Après l’abrogation de la taxe en 2014, la gestion des eaux de pluie relève désormais du service public local, financé par le budget général des collectivités. Aucune taxe nationale ni redevance directe ne vous sera demandée pour la récupération d’eau de pluie sur votre propriété.
Les nouvelles constructions doivent cependant gérer les eaux pluviales sur leur terrain (stockage, infiltration), ce qui peut représenter une contrainte technique ou un coût lors de la conception.
Peut-on vous taxer sur la récupération d’eau de pluie ?
Aucune taxe ni impôt n’est appliqué sur l’eau collectée dans une cuve ou un récupérateur. Les rumeurs sur un « impôt sur les cuves » sont infondées et régulièrement démenties par les autorités.
Au contraire, installer un système de récupération d’eau de pluie permet de réduire le ruissellement, de limiter la facture d’eau potable et, dans certaines communes, de bénéficier d’aides ou de subventions pour l’achat d’une cuve ou d’un récupérateur !
Quelles obligations pour récupérer l’eau de pluie ?
Vous pouvez utiliser l’eau de pluie librement pour l’arrosage, le lavage extérieur, ou les toilettes si vous respectez la réglementation sanitaire.
Un usage intérieur (WC, machine à laver) impose une déclaration en mairie, des réseaux séparés du réseau d’eau potable, et une signalétique claire.
Si vous rejetez l’eau de pluie utilisée à l’intérieur vers le réseau d’assainissement (égouts), une redevance assainissement peut être demandée sur les volumes concernés. Pensez à installer un compteur dédié pour éviter les surcoûts injustifiés !
Aucun prélèvement d’eau de pluie (toiture, terrasse) n’est soumis à la redevance « agence de l’eau » : la pluie n’est pas une ressource prélevée au sens de la loi.

Prix d’une installation et économies réalisables
Le prix d’un système varie de 100 € pour un petit récupérateur hors-sol à 12 000 € pour une cuve enterrée avec filtration et pompe, adaptée à toute la maison. Les économies sur la facture d’eau varient de 100 à 400 € par an selon l’usage et la taille du foyer.
L’amortissement se fait sur 10 à 25 ans, plus rapide si vous arrosez beaucoup, si la facture d’eau est élevée, ou si vous bénéficiez d’aides locales. Certains départements ou régions financent jusqu’à 50 % du coût, plafonné à 10 000-20 000 € pour les plus gros projets.
Réglementation à respecter : usages autorisés et interdits
Récupérer l’eau de pluie pour arroser le jardin, laver la voiture ou les extérieurs ne pose aucun souci. Pour un usage intérieur (chasse d’eau, sols, parfois linge), déclarez-le en mairie et séparez bien le réseau d’eau potable.
Il est interdit d’utiliser l’eau de pluie pour boire, cuisiner, laver la vaisselle ou se laver. Les installations doivent être entretenues, hermétiques et protégées contre les moustiques, surtout en zone à moustique tigre.
Quels choix d’installation selon vos besoins ?
Un récupérateur hors-sol convient pour l’arrosage ou le nettoyage extérieur. Il est économique et simple à installer soi-même.
Pour alimenter les WC ou le lave-linge, optez pour une cuve enterrée avec pompe et filtration, installée par un professionnel certifié Qualipluie. Les marques comme Graf, RoTerra ou Aquasystem sont reconnues pour leur fiabilité, surtout si vous visez un usage intérieur.
Quelles différences selon les régions ?
Dans le Sud-Est ou en Corse, les incitations et obligations sont plus fortes compte tenu des sécheresses. Il y a parfois des aides plus élevées et des exigences de stockage importantes.
Dans l’Ouest ou le Nord, l’accent porte sur l’infiltration pour prévenir les inondations. À Paris et autour, les subventions pour cuves enterrées et désimperméabilisation sont courantes, et la réglementation peut être plus stricte dans les zones urbaines denses.
FAQ
Existe-t-il une taxe sur la récupération d’eau de pluie ?
Non, aucune taxe nationale n’est appliquée sur la récupération de l’eau de pluie, ni sur l’achat d’un récupérateur ou d’une cuve.
Dois-je déclarer ma cuve à eau de pluie ?
Uniquement si vous utilisez l’eau de pluie à l’intérieur de la maison (WC, machine à laver). Pour l’arrosage ou le lavage extérieur, aucune déclaration n’est exigée.
Puis-je boire l’eau de pluie récupérée ?
Non, l’eau de pluie est strictement interdite à la consommation humaine, même filtrée. Elle ne doit jamais servir pour la boisson, la cuisine ou la vaisselle.
Quelles aides pour installer un récupérateur d’eau de pluie ?
Certaines collectivités, départements ou régions proposent des subventions ou remboursent une partie du coût, surtout pour les cuves enterrées ou les projets de grande taille. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou sur le site de l’agence de l’eau locale.
